Retour sur ma semaine de formation à Accra avec la SFI Canada du Groupe de la Banque Mondiale

Du 30 avril au 5 mai 2019, j’ai été sélectionnée pour participer à un programme de formation délivré par la Société Financière Internationale (SFI) du Canada appartenant au Groupe de la Banque Mondiale. Cette formation à destination des jeunes leaders des nouveaux médias portait sur la compréhension des enjeux de communication dans le domaine des énergies renouvelables et des infrastructures durables. Je reviens sur cette formation que j’ai vécu comme un challenge, une opportunité de développer mon expertise dans un domaine que je ciblais par rapport à ma reconversion professionnelle et bien sûr comme un moyen d’élargir mon réseau.

Young Leaders in New Medias Program

A propos du programme

Le groupe de la Banque Mondiale réalise chaque année des programmes de formation à destination des pays en voie de développement. C’est dans ce cadre que la SFI Canada a lancé son programme intitulé « Youth engagement in energy & infrastructure ». Le programme auquel j’ai participé ciblait des jeunes leaders des nouveaux médias, c’est-à-dire de jeunes professionnels des nouveaux médias en vue de leur partager des clés pour pouvoir échanger sur l’impact des énergies renouvelables et des infrastructures durables. J’ai donc eu la chance d’être sélectionnée comme 16 autres jeunes de 4 pays pour participer à ce programme auquel près de 400 personnes ont postulés.

Pourquoi j’ai postulé ?

Je me sens vraiment chanceuse car j’ai eu l’information de la tenue de ce programme 2 jours avant la clôture par l’intermédiaire d’un grand frère, consultant auprès de grandes institutions internationales. Je tiens donc à remercier Yves. N sans qui je n’aurais pas eu cette belle opportunité. Il faut dire que le programme de la formation était juste parfait. Il s’agissait d’avoir une connaissance des enjeux et problématiques liées aux énergies renouvelables et infrastructures durables en Côte d’Ivoire, au Ghana, en Guinée et au Kenya.

Il s’agit de 4 pays que je connais assez bien. En effet, mon expérience au CEPICI, l’agence de promotion des investissements de Côte d’Ivoire m’a permis d’avoir un aperçu global de l’économie et des enjeux de développement notamment dans le secteur des mines, des infrastructures et des énergies renouvelables. Des domaines importants qui ont été intégrés dans le plan national de développement du pays. Concernant le Ghana, j’ai eu la possibilité de m’y rendre lors de voyages touristiques et de réaliser qu’au delà de la belle vitrine, certaines problématiques demeurent encore comme par exemple l’accès à l’électricité et à l’eau dans toutes les parties du pays. En Guinée, le secteur minier est une des plus grandes sources de revenu du pays et le secteur des infrastructures a un fort potentiel. Il y a donc de réelles opportunités à saisir. C’est d’ailleurs un pays que je connais assez bien pour avoir collaborer à plusieurs reprises avec l’APIP Guinée, le pendant du CEPICI en Guinée. De plus, mon conjoint travaille dans le domaine des mines, ce qui m’a permis d’avoir une meilleure compréhension des enjeux. Enfin, le Kenya, un pays que j’adore et que j’ai pris plaisir à découvrir tant sur le plan culturel qu’économique. En effet, ma petite sœur étant en VIE à Business France Nairobi m’a permis de comprendre les enjeux dans le domaine des infrastructures durables dont elle est une spécialiste. Vous comprenez donc qu’étant donné ce panorama, je voyais cette formation comme une réelle opportunité d’ajouter une corde à mon arc.

Une formation sur « la notion d’impact »

Pendant une semaine, nous nous sommes retrouvés à Accra, la capitale du Ghana. J’ai rencontré de belles personnes tant au niveau des formateurs qu’au niveau des candidats. En effet, nous venions de divers horizons et nous avions tous en commun d’être des créateurs de contenus exploitant les nouveaux médias. A travers nouveaux médias, il faut entendre l’exploitation des réseaux sociaux numériques de contact et de contenus dont j’ai largement parlé dans un de mes précédents billets (cliquez ICI pour lire l’article).

L’objectif de la formation était de nous donner une méthodologie de travail en vue de comprendre les problématiques de communication auxquelles peuvent faire face les entreprises évoluant dans les domaines des énergies renouvelables et des infrastructures durables. Nous avons donc eu une série de formations théoriques ainsi qu’une mise en pratique sur le terrain. L’idée était d’apporter des solutions à différentes problématiques que rencontrait une société implantée au Ghana.

Le but était de nous faire intégrer la nécessité de se focaliser sur les impacts.

Des experts comme formateurs

Nos formateurs sont des experts dans leurs domaines respectifs. Il s’agit de :

  • Alex Burger, conseiller principal auprès de la SFI dans les domaines de la stratégie, des communications, de l’évaluation et de la gestion de programmes;
  • Jemila Abdulai, directrice de la création et rédactrice fondatrice de Cirsumspecte.com qui est une plateforme numériques dédiées à la compréhension, l’interaction et aux actions créatives liées à l’Afrique;
  • Mohamed Diallo, consultant en communication dans les organisations de développement international, dans la diplomatie et le secteur privé et spécialiste de la communication et des médias sociaux;
  • Toniqua Hay, consultante chargée du conseil en matière d’infrastructure durable de la SFI;
  • Margaret Jackson, consultante en ressources humaines et en apprentissage pour adultes;
  • Cédric Kalonji, journaliste passionné par l’évolution des médias à l’ère numérique notamment fondateur de la plateforme Mondoblog à laquelle j’appartiens depuis mars 2017.

La formation a été supervisée par M. Issahaku Budali, Senior Operations Officer à la SFI au Ghana.

J’ai rencontré de jeunes leaders

J’ai eu la chance de rencontrer de jeunes leaders de différents pays qui ont chacun leur expertise dans divers domaines. Certains sont des experts dans l’environnement, d’autres dans l’audiovisuel, d’autres sont engagés dans la valorisation de la femme, la protection de l’environnement ou encore sont des spécialistes de la communication. J’ai pu échanger avec chacun d’entre eux et nouer des liens d’amitié avec certains. J’ai des projets qui sont en cours d’élaboration avec trois d’entre eux et j’espère vraiment qu’ils verront le jour dans les mois à venir.

Ce que je retiens de cette formation

La notion d’impact dans la communication institutionnelle

Lorsqu’une institution, évoluant dans le domaine des infrastructures durables et des énergies renouvelables, communique elle a tendance à parler d’elle. Une erreur fondamentale qui consiste à s’autovaloriser à travers la présentation de ses acquis, ses résultats, ses objectifs à atteindre et ses perspectives d’action à l’égard des populations. Dans les faits, cette approche créée généralement de l’incompréhension. En effet, ce que l’on doit retenir c’est que les attentes des populations à l’égard de l’implantation de structures dans leurs lieux d’habitation ne sont pas celles des gouvernants ni des entreprises.

La formation m’a donc permis d’acquérir une méthodologie de travail me permettant d’intégrer les problématiques des différents protagonistes en vue de trouver la solution précise qui touche émotionnellement la cible. Cette méthode me servira dans le développement de ma future entreprise. Pourquoi ? Car le plus difficile aujourd’hui est de sélectionner la bonne information dans le flux de données que l’on nous communique. Ainsi, nous pouvons identifier plus facilement la solution du problème et développer les messages clés qui nous serviront de base pour bâtir une campagne qui mettra en avant les impacts de développement humain liés à l’exploitation des ressources naturelles.

La puissance des médias sociaux

Cette formation m’a convaincu sur certains de mes acquis selon lesquels les médias sociaux sont de plus en plus importants dans le monde moderne. En effet, les médias sociaux permettent de :

  1. promouvoir votre activité;
  2. informer sur vos actions;
  3. engager votre communauté;
  4. inspirer votre communauté;

Ces éléments vous apporteront à terme de la crédibilité et bien sure des opportunités d’affaires.

La force du réseau

Cette formation m’a permis d’élargir mon réseau et de rencontrer des personnes exceptionnelles. En effet, nous avons été exposé à un grand nombre d’informations et d’expériences en peu de temps. Des personnalités des nouveaux médias comme Samah Al Rawahi, Edith Brou, Ivy Barley ou Jacob Kwaku Gyan nous on partagé leurs expériences. Ils nous ont donnés de véritables conseils sur la nécessité d’exploiter à bon escient les médias sociaux. Ils ont aussi partagé des astuces relatives à l’entrepreneuriat qui nous seront utiles. En somme, j’ai vraiment appris beaucoup de choses.

Et après la formation… on fait quoi ?

Apprendre, Partager, Pratiquer

Comme je le disais précédemment, j’ai été exposée à de nombreuses informations, expériences et meilleures pratiques. J’ai appris beaucoup de choses et remis en question certains acquis. Par ailleurs, j’ai déjà commencé à partager et mettre en pratique dans mes différents projets des notions acquises. Je pense que « partager ses acquis » est une chose importante car nous sommes en perpétuelle évolution et soumis constamment à différentes sources d’informations. Cela nous permet de rester à jour des évolutions dans notre domaine.

Mon projet d’entreprise

cliquant ICI), j’ai démissionné il y a 1 mois et demi de mon poste de CEO’s Executive Assistant au CEPICI pour me lancer dans une nouvelle aventure en Guinée Conakry. Je vais donc me lancer dans l’aventure entrepreneuriale en proposant des services de consultance en stratégie de communication nouveaux médias sur les marchés émergents spécialement les marchés africains.

Mes domaines d’expertises seront sans attentes ceux des énergies renouvelables et infrastructures durables, l’hôtellerie, les TPE créatives et les structures culturelles et artistiques.

Je mettrais donc mon expérience en promotion des investissements en pays émergents et ma maîtrise des nouveaux médias à disposition de mes futurs clients. Je compte également faire de la formation notamment dans mon ancienne école de commerce sur la communication digitale en pays émergents en présentant des cas précis du continent africain.

Vous savez donc les grandes lignes de mon projet et je serais réellement ravie de coopérer avec vous si vous avez des envies d’intégrer un marché africain ou des projets qui nécessitent une présence sur le terrain.

 

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